Après plusieurs semaines de mobilisation agricole, l’heure est au bilan. Barrages levés, routes rouvertes, mais des dégâts importants subsistent. Dans certains territoires, la facture atteint déjà plusieurs centaines de milliers d’euros, tandis que les responsabilités font débat.
Alors que la mobilisation agricole semble s’atténuer, ses conséquences matérielles sont bien réelles. Selon les données recensées par le ministère de l’Intérieur, relayées par RMC, dimanche 21 décembre, 23 blocages d’agriculteurs étaient encore présents, contre 110 barrages quelques jours avant. Et partout où les barrages ont été levés, le calme est revenu, sans laisser aucune trace en apparence.
Pourtant, les dégâts sont réels et leurs conséquences économiques également. À Tarascon-sur-Ariège, le blocage présent sur le rond-point de Sabart est terminé, mais les infrastructures ont souffert. Les panneaux de signalisation sont arrachés, les chaussées sont dégradées, parfois brûlées, de nombreux déchets sont laissés sur place et à d’autres endroits comme devant la préfecture, que la ville doit nettoyer par la suite. Le bilan est donc lourd, confirme à RMC Émilie Barromes, sous-préfète de l’arrondissement de Pamiers, en Ariège.
Une facture lourde et des responsabilités contestées
Parfois, ce sont des «centaines de tonnes» de déchets qui sont laissés sur place, pouvant contenir de l’amiante, des hydrocarbures, du béton, du bois, du fumier, des encombrants ou encore des pneus, explique la sous-préfète. Beaucoup de dégradations coûtant «plusieurs centaines de milliers d’euros», selon elle.
Sur place, certains agriculteurs ne reconnaissent pas leur responsabilité directe dans l’évolution de ces barrages et dans ces dégradations. Christophe Gouazé, éleveur bovin et porte-parole de la Confédération paysanne de l’Ariège, reconnaît par exemple les dégradations mais attribue la responsabilité au contexte. «Quand vous poussez les gens à bout, il y a forcément des débordements», explique-t-il, en estimant que la responsabilité de ces dégradations revient «intégralement» à l’État. Selon lui, la mobilisation pourrait bien reprendre, car certaines des revendications communiquées par les agriculteurs restent pour l’heure sans réponse. Du côté des autorités, si le ton est mesuré, et que le préfet de l’Ariège, Hervé Brabant, salue le sens des responsabilités des organisations syndicales, il a aussi affirmé se réserver le droit de déposer plainte en raison de dégradations.
Pour les étapes de cuisson complètes, rendez-vous sur la page suivante ou sur le bouton Ouvrir (>) et n'oubliez pas de PARTAGER avec vos amis Facebook.