Et les conséquences de cette absence de stratégie sont très concrètes. La position des universités européennes dans le classement QS Ranking 2025 confirme ce décrochage : elles étaient trente-neuf dans le top 100 en 2010 (Royaume-Uni inclus) et seulement dix-sept en 2025 (Royaume-Uni exclu). Mais le plus révélateur n’est pas le nombre d’établissements, c’est leur rang : aucune université européenne ne figure dans le top 20 et seulement quatre dans le top 50, dont deux françaises. Le cœur de l’enseignement supérieur mondial s’est déplacé vers les États-Unis et l’Asie en même temps que le dynamisme économique. La France et l’Europe n’enseignent plus le numérique, elles se contentent de l’utiliser. En réduisant le numérique éducatif et la formation à son simple usage, elles renoncent aujourd’hui à l’innovation et demain à la croissance.
"Emmanuel Macron a beaucoup communiqué sur le numérique mais son action n’a eu que peu d’effets tangibles"