Submergés, les deux tiers des médecins généralistes refusent les nouveaux patients
Mais Nina Quedru ne refuse pas les nouveaux patients : “Je ne les accepte pas forcément tous en tant que médecin traitant, mais je prévoie toujours quelques créneaux pour ceux hors de ma patientèle. D’autant qu’ils ne cherchent pas forcément tous un médecin traitant. Parfois, ils ont simplement besoin d’un avis médical”, explique-t-elle. L’autre stratégie de cette généraliste pour sortir la tête de l’eau, c’est de reporter les rendez-vous pour des renouvellements de traitements. “J’ai trop souvent des patients atteints de maladie chronique qui attendent le dernier moment, le dernier médicament de leur plaquette pour appeler et demander un rendez-vous”, s’agace-t-elle. Dans ce cas là, hors de question pour Nina Quedru de leur offrir un créneau dans la journée. “Il faut que les gens pensent à prendre ces types de rendez-vous à l’avance. S’ils ont fini leur boîte de médicaments, la pharmacie peut les dépanner en attendant le renouvellement d’ordonnance”, suggère-t-elle.
La Drees relève d’ailleurs une évolution dans la prise en charge des patients atteints d’affection longue durée (ALD) : “Les médecins sont 44% en 2022 (contre 40% en 2019) à déclarer qu’ils voient moins fréquemment certains patients suivis régulièrement”. Certains délèguent ainsi ces consultations à d’autres professionnels de santé comme les infirmiers en pratique avancée (IPA). C’est le cas de Luc Duquesnel, président de la section généraliste de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) et médecin dans une maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) en Mayenne, qui confie pas moins de 600 patients à une IPA.
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